Sceaux des Comtes de Forcalquier

Les sceaux au Moyen-Âge

Le sceau est une empreinte en relief obtenue par pression sur une matière malléable à l’aide d’une matrice gravée au nom d’une personne et ornée d’une figure ou symbole propre à celle-ci. Il sert à reconnaître l’auteur du document.
Il est connu depuis l’Antiquité. Au Moyen Âge son usage se généralise et permet de valider et authentifier le document. Il est l’équivalent actuel de notre signature à une époque où l’écrit est peu répandu. Les sceaux médiévaux en général en cire sont très fragiles. Ce sont des objets précieux pour l’historien. Leur étude s’appelle la sigillographie et est une science auxiliaire de l’histoire (qui aide l’histoire).


Source : [PDF] Histoire des sceaux dans les Alpes-Maritimes.

 

Bertrand II, Comte de Forcalquier


Avers et revers du sceau de Bertrand de Forcalquier, An 1168.
Louis Blancard, Iconographie des sceaux et bulles conservés dans la partie antérieure à 1790
des Archives départementales des Bouches-du-Rhône
, pl. 23, n° 1.
La légende entre deux cordons, en capitales romaines (l'H minuscule) est sur les deux côtés :
+ SIGILLVM. BERTRANI. COMITIS FORCHALCHARIENSIS.
A l'avers, le Comte, tourné à gauche , de profil, sur un cheval nu au trot. Il est vêtu du haubert et coiffé d'un bonnet de fer sans lambrequins. Il tient, de la main droite, l'épée levée, et au bras gauche, l'écu.
Au revers, Bertrand, vu de trois quarts, vêtu d'une robe collante et courte et tête nue, est assis sur un banc à coussin, orné de sculptures. Il joue du violon.
Origine : Testament de Bertrand , en faveur des Hospitaliers, auxquels il lègue Manosque, Grambois, Beaumont, Ste-Tulle, etc. — St-Gilles, 1168.
Reproduction en bronze de la Monnaie de Paris (1168-1968). Reproduction en plâtre
Artefacts Canada



Reproductions en terre cuite, résine et platre (collection J.F. Delénat).

 

Guillaume III de Forcalquier


Sceau de Guillaume III, An 1177.
Louis Blancard, Iconographie des sceaux et bulles conservés dans la partie antérieure à 1790
des Archives départementales des Bouches-du-Rhône
, pl. 6, n° 4.
Guillaume III, de Forcalquier, comte de Provence.
Légende en capitales romaines, limitée par un cordon intérieur :
+ GUILELMVS COMES PROVINCIE
Cavalier vêtu du haubert, tenant, de la main droite, la lance à pennon, et de la gauche, l'écu à la croix vidée ; cheval nu et au galop.
Origine : Le dessin grossier de ce sceau nous l'a fait rapporter à Guill. III, quoiqu'il tienne à une enquête faite à Cahors, l'an 1177 par Guil. IV, comte de Forcalquier, et Pierre, archevêque d'Embrun, au sujet de leurs droits et biens respectifs dans cette ville.

 

Guillaume IV de Forcalquier


Sceau de Guillaume IV, An 1173.
Louis Blancard, Iconographie des sceaux et bulles conservés dans la partie antérieure à 1790
des Archives départementales des Bouches-du-Rhône
, pl. 23, n° 2.
Guillaume IV, de Forcalquier, comte de Provence.
Légende, entre deux cordons, en capitales romaines.
+ S WILLELMI. COMITIS FVRNICALQVERI.
Dans le champ, le Comte, de profil, galopant à droite. Il tient une lance à pennon de la main droite, et au bras gauche, l'écu.
Origine : Echange entre le Comte et le Prieur de N.-D. de Puy-Ganagobie, de certains hommes et de divers droits sis au lieu dit de N.-D. et à Peyruis.
Pas de mention de lieu. 1173.

 

Guillaume IV, Comte de Forcalquier


Avers et revers du sceau de Guillaume de Forcalquier, An 1206.
Louis Blancard, Iconographie des sceaux et bulles conservés dans la partie antérieure à 1790
des Archives départementales des Bouches-du-Rhône
, pl. 23, n° 3.
Légende entre deux cordons, en capitales romaines (l'E et l'A sont gothiques) :
+ SICILLVM Wl : COMITIS : + FORCALCARIENSIS. .
A l'avers, le Comte, de profil, galopant à gauche, est coiffé du bonnet sans lambrequins et vêtu du haubert. Il porte la lance à la main droite, au bras gauche, l'écu à la croix cléchée, vidée et pommetée.
Au revers, le départ pour la chasse.
Origine : Privilèges et exemption de tous droits et péages en faveur de la commune d'Avignon. Forcalquier, juin 1206.
Bulle en plomb de Guillaume IV.
Archives Municipales de Manosque
Histoire d'archives sur manosque.canalblog.com

 

Garsenne, Comtesse de Provence et de Forcalquier


Avers et revers du sceau de Garsenne, An 1220.
Louis Blancard, Iconographie des sceaux et bulles conservés dans la partie antérieure à 1790
des Archives départementales des Bouches-du-Rhône
, pl. 5, n° 2.
Garsenne, fille de Guillaume IV, comtesse de Forcalquier, et femme d'Alphonse, comte de Provence, prend sur les sceaux le titre de comtesse de ces deux pays.
La légende, en capitales romaines (l'E est minuscule) et entre 2 cordons, est,
D'un côté : + S. GARSENNIS GOMITISSE : PVINCIE
Et de l'autre : + : S : GARSENNIs COMITISSE FORCALCHERII :
Dans le champ de l'avers, Garsenne vêtue d'une robe (aux armes d'Aragon?) et d'un manteau , et coiffée d'une toque , est assise de face et en dehors, sur un cheval nu, au pas ; elle tient la bride de la main droite, et de la gauche une fleur de lis.
Sur l'autre face, la princesse à cheval. Elle porte un casque à visière, sans lambrequins. L'écu et le caparaçon sont aux armes d'Aragon. Garsenne tient la lance en arrêt.
Origine : Sentence arbitrale de Bermond, archevêque d'Aix, Raimond des Baux, Geoffroy de Trets, Rambaud de Dauphin, Justace et Guil. de Cotignac, par laquelle sont terminés les différends entre Guillaume V, comte de Forcalquier et Garsenne et R. Bérenger V, son fils, au sujet de la propriété du comté de Forcalquier, réclamée par les deux parties. — L'acte fait à Meyrannes, le 3 des cal. de juillet 1220, contient le partage arbitral accepté par les deux princes concurrents.

 

Gérard Amic de Sabran


Sceau de Gérard Amic (1) de Sabran, An 1221.
Louis Blancard, Iconographie des sceaux et bulles conservés dans la partie antérieure à 1790
des Archives départementales des Bouches-du-Rhône
, pl. 24, n° 2.
Frère de Guillaume V de Sabran.
La légende, en majuscules romaines et gothiques mêlées, entre deux cordons, est sur les deux faces :
+ SIGILL'. G. AMICI.
A l'avers, un cavalier, galopant de profil, à gauche. Il porte le bonnet de métal et le haubert et tient l'épée levée. Sur l'écu et le caparaçon, le lion passant des Sabran.
Au revers, un château fermé, crénelé, maçonné et à trois tours, celle du milieu plus haute.
Origine : Publication par témoins, du testament d'Isnard de Roubion, chevalier du Temple. Pas de mention de lieu. Mai 1221.
(1) Ce Gérard Amic avait pour femme Tiburge, de la maison d'Orange.

 

Guillaume V, de Sabran


Sceau de Guillaume V, An 1230.
Louis Blancard, Iconographie des sceaux et bulles conservés dans la partie antérieure à 1790
des Archives départementales des Bouches-du-Rhône
, pl. 23, n° 4.
Légende en romaines (l'H est minuscule et l'E et l'A gothiques), entre deux cordons :
+ S W DEI : GRACIA : COMITIS : FORCALCHARIENSIS.
Dans le champ, le Comte, de profil, galopant à gauche sur un cheval nu, tient de la main droite l'épée levée, et de la gauche un écu à la croix vidée, cléchée et pommetée.
Origine : Ratification d'un accord passé entre les moines de Silvacane et Guil. de Lambesc, au sujet de la propriété d'un ténement de Villelaure , appelé Las Segadas. Silvacane, 3 août 1230.

 

Raymond Bérenger V, Comte de Provence et de Forcalquier


Sceau de Raymond Bérenger V, An 1241.
Louis Blancard, Iconographie des sceaux et bulles conservés dans la partie antérieure à 1790
des Archives départementales des Bouches-du-Rhône
, pl. 5 n° 3.
La légende, séparée du champ par un cordon, est en capitales romaines et majuscules gothiques :
A l'avers : + SIGILLVM RAIMVNDI BERENGERI.
Au revers : + COMITIS PROVINCIE.
Double relief équestre. Ecu et caparaçon aux armes d'Aragon. Au revers, le prince tient l'épée levée ; le fourreau pend au côté gauche.
Origine : Traité d'alliance offensive contre les ennemis de l'Eglise, passé le 5 des ides de juillet 1241, dans le Palais épiscopal d'Avignon, entre Isnard Audigier, podestat de cette ville, au nom de la commune, et R. Bérenger V, comte de Provence.

Histoire des comtes de Provence de Antoine de Ruffi, page 94.

 

Béatrix de Savoie, Comtesse de Provence et de Forcalquier


Avers et revers du sceau de Béatrix, An 1242.
Louis Blancard, Iconographie des sceaux et bulles conservés dans la partie antérieure à 1790
des Archives départementales des Bouches-du-Rhône
, pl. 6, n° 3.
Béatrix de Savoie, comtesse de Provence et de Forcalquier, femme de Raimond Béranger V.
Légende en capitales romaines, séparée du champ par un cordon :
+ S. COMITISSE UXORIS R BERG COMITIS ET MARCH PVINCIE ET COMITIS FORCALCHARI
+ ARMA COMITIS SABAVDIE ET MARCHIS ITHALIE
Au droit, la comtesse , coiffée d'une toque , vêtue d'une robe très longue et d'un manteau doublé de vair, est vue de face, assise sur un cheval nu tourné à gauche et au pas. Elle tient, de la main droite, une fleur de lis, et, de la gauche, appuyée sur la poitrine, la bride du cheval.
Au revers, dans un écusson en pointe, l'aigle déployée que nous retrouverons sur les sceaux d'Avignon.
Origine : Promesse réciproque de mariage entre Richard, comte de Cornouailles et Sanche, fille de R. Bérenger V. Tarascon, 16 des cal. d'août 1242.

Reproduction de son sceau vers 1660.


 

Charles 1er, Comte-Marquis de Provence


Sceau de Charles 1er, An 1248.
Louis Blancard, Iconographie des sceaux et bulles conservés dans la partie antérieure à 1790
des Archives départementales des Bouches-du-Rhône
, pl. 9, n° 2.
Légende en capitales romaines et majuscules gothiques, entre deux grènetis :
S' KAROLI FILII REGIS FRANC COMITIS ANDEG :
+ COMES. 7. MARCH. PVINC. COMES FOLCALQUER.
Dans le champ, le Comte, le haut du corps vu de trois quarts à droite, coiffé du heaume grillé, vêtu du haubert et d'une cotte sans manches, est sur un cheval au galop, caparaçonné aux armes de France, bordées de Castille. Il tient au bras gauche l'écu aux mêmes armes, et de la droite l'épée levée.
Au revers, l'écu d'Aragon.
Origine : Sentence arbitrale rendue par Pierre, évêque d'Albano, et Hugues, cardinal de Sainte-Sabine, sur les différents entre Charles Ier et Béatrix de Savoie, sa belle-mère, au sujet des terres de Brignoles, Saint-Geniez, Merindol, etc. Beaucaire, 1248, le samedi avant la fête de Saint-Laurent.

 

Guillaume de Forcalquier


Sceau de Guillaume de Forcalquier, An 1251.
Louis Blancard, Iconographie des sceaux et bulles conservés dans la partie antérieure à 1790
des Archives départementales des Bouches-du-Rhône
, pl. 24, n° 1.
Fils de Guillaume V de Sabran.
Légende entre un grènetis et un cordon, en capitales romaines (l'E et l'A sont gothiques) :
+ SIGILL W. DE FOLCALQVERIO :
Dans le champ, une croix cléchée, vidée et pommetée.
Origine : Hommage prêté au Comte de Provence par Barral de Baux, pour toutes les terres possédées par ce seigneur : « a Durancia usque ad mare et ab Alpibus usque ad antiquum Rodanum. » Aix, novembre 1251.

 

Charles 1er, Comte-Marquis de Provence


Sceau de Charles 1er, An 1252.
Louis Blancard, Iconographie des sceaux et bulles conservés dans la partie antérieure à 1790
des Archives départementales des Bouches-du-Rhône
, pl. 9, n° 1.
Légende en capitales romaines et gothiques, entre deux grènetis sur le sceau, et deux cordons au contre-sceau :
+ S’KAROLI FILII REGIS FRAN COMIT ANDEG.
+ COMES ET MARC PVINC ET COMES FORCALQVER.
(+ Sigillum Karoli filii Regis Francorum, comitis Andegavie + Comes et marchio Provincie et comes Forcalquerii).
Dans le champ, le Comte, de profil à droite, coiffé du heaume grillé, vêtu du haubert et d'une cotte sans manches, est sur un cheval au galop, caparaçonné aux armes de France, bordées de Castille. Il tient au bras gauche l'écu aux mêmes armes, et de la droite l'épée levée.
Au contre-sceau, l'écu semé de fleurs de lis, brisé d'un lambel à 4 pendants.
Origine : Brevet d'une pension annuelle de 25 livres roy. en laveur de Jean Vivaud de Marseille, pour hommage et fidélité jurés au Comte. Marseille, 2 des cal. d'août 1252

 

Béatrix II, Comtesse de Provence


Sceau de Béatrix II, An 1252.
Louis Blancard, Iconographie des sceaux et bulles conservés dans la partie antérieure à 1790
des Archives départementales des Bouches-du-Rhône
, pl. 10, n° 1.
Légende en capitales romaines (l'A et l'E sont gothiques), entre 2 grènetis a l'avers et 2 cordons au contre-sceau :
+ S. BEATRICIS COMITISSE PROVINC ANDEG ET FOLQVALQVERII.
+ S' BEATRICIS COMITISSE PROVINCIE.
Dans le champ, la Comtesse est debout, presque de face. Elle est coiffée d'une toque, vêtue d'une robe à manches étroites et d'un long manteau. Sa main droite tient une fleur de lis, à hauteur du visage, et sa gauche, un collier.
Au revers, l'écu d'Aragon à 4 pals.
Origine : Même charte que le précédent.

 

Charles 1er d'Anjou Comte-Marquis,
et Alphonse de Poitiers, Marquis de Provence


Sceau, An 1256.
Louis Blancard, Iconographie des sceaux et bulles conservés dans la partie antérieure à 1790
des Archives départementales des Bouches-du-Rhône
, pl. 8, n° 3.
Légende, en capitales gothiques mêlées de majuscules gothiques, sur deux rangs séparés par un grénetis :
+ S : K. FILII : REGIS : FRANCOR : COMITIS : ANDEGAVIE ET PROVI-NCIE : MARCHIONIS : ET : COMITIS FULQALQVERII.
+ S. A. FILII. REGIS. FRANCOR. COMITIS : ET : PICTAVIE — + ET : THOLOSE : ET : MARCHIONIS : PROVINCIE.
Dans le champ, à l'avers, l'écu semé de France et bordé de Castille. Au-dessus, une fleur de lis.
Au revers, l'écu parti, au premier, semé de France, et au deuxième, de Castille, aux 4 châteaux, 2, 1 et 1.
Origine : Reconnaissance de cens, par Artaud Guillaume, en faveur delà maison des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem. Avignon, 17 des cal. de janvier.

 

Charles 1er d'Anjou Comte-Marquis,
et Alphonse de Poitiers, Marquis de Provence


Sceau, An 1270.
Louis Blancard, Iconographie des sceaux et bulles conservés dans la partie antérieure à 1790
des Archives départementales des Bouches-du-Rhône
, pl. 8, n° 4.
Légende, en capitales romaines mêlées de lettres gothiques, sur deux rangs séparés par un grènetis :
+ S. K. FILII : REGIS : FRANCOR : COMITIS. ANDEGAVIE : ET PROVI-+NCIE. MARCHIONIS : ET : COMITIS FVLQALQVERII.
+ S. A FILII. REGIS. FRANCOR : COMITIS : ET. PICTAVIE-+ ET. THOLOSE : ET : MARCHIONIS. PROVINCIE.
Dans le champ, à l'avers, l'écu, semé de fleurs de lis, au lambel à 5 pendants.
Au revers, l'écu parti, au premier, de France, à 6 fleurs de lis, et au deuxième, de Castille, aux 6 châteaux, 3, 2 et 1.
Origine : Vidimus, donné à Avignon, par Isnard Tabernier, notaire de la cour, le 13 des cal. de septembre 1270, des privilèges accordés à cette ville par Raymond III, comte de Toulouse, le 8 des cal. d'avril 1220.

 

Charles II et Robert Ier, Comtes de Provence


Sceau An 1289.
Louis Blancard, Iconographie des sceaux et bulles conservés dans la partie antérieure à 1790
des Archives départementales des Bouches-du-Rhône
, pl. 12, n° 2.
Légende en majuscules gothiques et capitales romaines, entre deux cordons et grènetis :
+ KAROL' DEI GRA : REX IERLM 7. SICILE. DVCAT. APVLIE : ET PRINCIPATVS : CAPVE : PRINCEPS ACHAYE.
+ FILIVS : REGIS KAROLI : ANDEGAVIE PROVINCIE : ET FORCALQVERII COMES.
A l'avers, le roi Charles II, de face, couronne en tête, est assis entre deux lions, sur un banc orné d'un tapis aux pals d'Aragon. Il est vêtu d'une tunique à manches courtes, laissant passer celles d'un vêtement de dessous, qui paraît être de mode orientale. Il tient, de la main droite, le sceptre fleurdelisé.
Au revers, son fils Robert est de profil, tourné à droite, sur un cheval au trot. Il porte, de la main droite, l'épée levée ; au bras gauche, l'écu, aux armes de Provence, comme le caparaçon. Il est vêtu du haubert, et par dessus d'une cotte sans manches. Le heaume est grillé et couronné.
Origine : Quittance des 1127 marcs d'argent, restant à payer des 30,000 à fournir au roi d'Aragon, pour la rançon du roi Charles II. Nice, 14 avril 1289.

 

Charles II, Comte de Provence


Sceau de Charles II, An 1292.
Louis Blancard, Iconographie des sceaux et bulles conservés dans la partie antérieure à 1790
des Archives départementales des Bouches-du-Rhône
, pl. 10, n° 3.
Légende en majuscules gothiques (le T est romain), entre deux grènetis :
A l'avers : K. SCD'S. D. GRA. REX. IRLM. SICIL. DVCAT. APVL'. T. PNCIPAT. CAP.
Au revers : + PROVINCIE : ET : FORCALQVERII : COMES :
(Karolus secundus , Dei gracia, Rex Jérusalem, Sicilie, Ducatus Apulie et principatus Capue ; + Provincie et Forcalquerii comes).
A l'avers, le Roi, vu de face, couronné de trèfles, vêtu d'une tunique serrée et du manteau royal, est assis sur un banc sans dossier. Il tient de la main droite un sceptre fleurdelisé, et de la gauche un globe crucigère.
Au revers, l'écu aux armes de Provence, à 4 pendants.
Origine : Confirmation des privilèges accordés en 1185 par Ildefonse, roi d'Aragon , marquis de Provence, au chapitre de Saint-Sauveur d'Aix et délimitation des bourgs Saint-Sauveur, Saint-André et Sainte-Marie. — Aix, 24 septembre 1292.

 

Charles II, Comte de Provence


Sceau de Charles II, An 1303.
Louis Blancard, Iconographie des sceaux et bulles conservés dans la partie antérieure à 1790
des Archives départementales des Bouches-du-Rhône
, pl. 11, n° 3.
Légende en capitales romaines (l'A et l'N sont gothiques), entre deux grènetis :
+ S' K. COMITIS : PROVINCIE : ET FORC : ET DNI AVINION.
+ S' K. COMITIS. PVINC : ET FORC : ET DNI AVINION.
(+ Sigillum Karoli Comitis Provincie et Forcalquerii et Domini Avinionensis).
A l'avers, l'écu de Provence-Sicile à 5 pendants.
Au revers, l'écu d'Aragon à 4 pals.
Origine : Expédition de sentences pénales portées contre Guillaume Panede, Rauba et autres, pour méfaits commis sur les terres du roi, à Avignon. — Avignon , 13 novembre 1303.

 

Charles II, Comte de Provence


Sceau de Charles II, An 1307.
Louis Blancard, Iconographie des sceaux et bulles conservés dans la partie antérieure à 1790
des Archives départementales des Bouches-du-Rhône
, pl. 11, n° 1.
Légende en capitales romaines et majuscules gothiques, limités intérieurement par un cordon et un grènetis, extérieurement par un cordon :
+ KAROLVS. SECVNDVS. DI. GRACIA. REX IERVSALEM ET SICILIE. DVCAT'. APPVLIE. ET. PNCT' CAPVE.
+ PROVINCIE ET. FORCALQUERII : COMES
A l'avers, le Roi, paré des attributs de la majesté, est assis entre deux lions. Derrière lui, une tenture semée de fleurs de lis. La couronne est ornée de croix vidées, cléchées et pommetées.
Au revers, le Comte à cheval, vu de trois quarts. Il porte sur le haubert la cotte à longues manches. Le heaume est grillé et couronné. Il tient de la main droite l'épée levée. Le caparaçon et l'écu sont aux armes de Provence-Sicile.

 

Robert Ier, Comte de Provence


Sceau de Robert Ier, An 1323.
Louis Blancard, Iconographie des sceaux et bulles conservés dans la partie antérieure à 1790
des Archives départementales des Bouches-du-Rhône
, pl. 12, n° 3.
Légende en capitales romaines et majuscules gothiques, entre doubles cordons et grènetis ,
A l'avers : PROVINCIE FORCALQVERII AC PEDIMONTIS COMES :
Au revers : +ROBERT' DEI. GRA. REX. IRL SICIL DVCAT' APVL. PNCIPAT' CAPVE.
Au droit, le Roi assis.
Au revers, sur un feuillage, l'écu de Provence à 5 pendants.
Origine : Confirmation des privilèges de Silvacane. Avignon, 17 août 1323.

 

Robert Ier, Comte de Provence


Sceau de Robert Ier, An 1324.
Louis Blancard, Iconographie des sceaux et bulles conservés dans la partie antérieure à 1790
des Archives départementales des Bouches-du-Rhône
, pl. 13, n° 1.
Légende en capitales romaines et majuscules gothiques, entre deux cordons à l'avers :
+ ROBERTVS DEI GRATIA, REX IERVSALEM SICILIE. DVCAT. APVLIE.
Et un grènetis et un cordon, au revers:
+ PRINCIPAT' CAPVE PROVINCIE. FORCALQVERII AC PEDEMONTIS COMES
Au droit, le Roi, orné de tous les insignes de la royauté, est assis sur un banc à arcades gothiques. La couronne et le sceptre sont fleurdelisés; le globe est crucigère. Derrière le roi, une tenture semée de fleurs de lis. De chaque côté, une branche de chêne en pal.
Au revers, le Prince, vu de trois quarts, est tourné à droite, sur un cheval au galop. Le heaume est grillé et couronné ; la cotte , à manches courtes ; le caparaçon et l'écu sont aux armes de Provence-Sicile; le lambel a 3 pendants. Sur la tête du cheval, est un croissant; devant le poitrail une étoile à 6 rais.
Origine : Nomination de Guil. Vesan aux fonctions de notaire royal. Aix, 26 mars 1324.

 

Robert Ier, Comte de Provence


Sceau de Robert Ier, An 1336.
Louis Blancard, Iconographie des sceaux et bulles conservés dans la partie antérieure à 1790
des Archives départementales des Bouches-du-Rhône
, pl. 13, n° 3.
Légende en capitales romaines et majuscules gothiques, entre un grènetis et un cordon :
+ ROBTI : DEI GRA : IERLM : ET SICIL : REG.
+ COMITIS PVINCIE ET FORC ET DNI AVIN.
À l'avers, l'écu de Provence-Sicile à 5 pendants, et au-dessus : B : (Bulla).
Au revers, l'écu d'Aragon, à 4 pals.
Origine : Main levée, par Guil. de Sabran, viguier d'Avignon, du séquestre de cinq barques chargées de sel, appartenant au roi de France, saisies par les gabelleurs. Avignon, 12juin, 1336.

 

Jeanne, Comtesse de Provence


Sceau de Jeanne, An 1346.
Louis Blancard, Iconographie des sceaux et bulles conservés dans la partie antérieure à 1790
des Archives départementales des Bouches-du-Rhône
, pl. 15, n° 1.
Légende, entre deux grènetis, en majuscules gothiques:
+ lOH'E DEI GRA : IHR : SICIL'. REGINE.
+ COITISSA : PVICIE : E : FORC ET DNA AVIN.
(+ Johanne : Dei gracia : Jherusalem : et Sicilie. Regine + Comitissa : Provincie : et Forcalquerii et Domina Avinionis.)
A l'avers, l'écu de Provence-Sicile à 5 pendants et au-dessus : B : (Bulla).
A revers, l'écu d'Aragon, à 4 pals.
Origine : Reconnaissance, en faveur de N.-D.-du-Pont-Rompu d'Avignon, par E. de Pomier, de cette ville, d'un cens dû pour une terre sise à Saint-Amas. Avignon , 4 août 1346.

 

Jeanne, Comtesse de Provence


Sceau de Jeanne, Ans 1346-1377.
Louis Blancard, Iconographie des sceaux et bulles conservés dans la partie antérieure à 1790
des Archives départementales des Bouches-du-Rhône
, pl. 14, n° 2.
Légende, entre cordon et un grènetis, en majuscules gothiques :
+ : I0HANNA : DEI GRACIA : REGINA : IERVSALEM : ET SICILIE : DVCATVS : APVLIE : ET :
+ PRINCIPATVS : CAPVE : PROVINCIE : ET : FORCALQVERII : AC PEDIMONTIS : COMITISSA :
A l'avers, sur un fond à compartiments alternatifs de France et de Jérusalem, la Reine est assise sur un pliant à 4 têtes d'animaux. La couronne et le sceptre sont fleurdelisés. Le globe est crucigère. Le marchepied est soutenu par trois lions.
Le champ du revers est divisé par des festons ornementés, dessinant une croix au milieu et dans les bras de laquelle sont disposés cinq écussons partis de Jérusalem et de Provence-Sicile. La croix est cantonnée de lions passants.

Histoire des comtes de Provence de Antoine de Ruffi, page 274.

 

Louis de Tarente, Comte de Provence


Sceau de Louis de Tarente, An 1351.
Louis Blancard, Iconographie des sceaux et bulles conservés dans la partie antérieure à 1790
des Archives départementales des Bouches-du-Rhône
, pl. 15, n° 4.
Légende en majuscules gothiques, entre deux grènetis :
+ LVDOVICVS. DEI GRACIA. REX. IERUSALEM- ET. SICILIE. DVCATVS. APVLIE- ET. PRINCIPATVS.
+ CAPVE : PROVINCIE : ET FORCALQVERII : AC : PEDIMONTIS COMES
L'avers est tel que celui du sceau précédent. Le pliant a été remplacé par un banc à arcades.
Au revers, le Comte à cheval, tourné à droite. Il porte le haubert, et, par dessus, la cotte d'armes fleurdelisée. Le heaume est couronné et a pour cimier une corne. L'épée levée tient au corps par une chaîne. A droite et à la hauteur de la tête, un croissant. Le caparaçon et l'écu sont semés de fleurs de lis à une bande.
Origine : Confirmation des privilèges de l'abbaye de Silvacane. - Naples, 6 août 1351.

 

Jeanne, Comtesse de Provence


Sceau de Jeanne.
Louis Blancard, Iconographie des sceaux et bulles conservés dans la partie antérieure à 1790
des Archives départementales des Bouches-du-Rhône
, pl. 15, n° 2.
La légende, en majuscules gothiques, entre cordons et grènetis.
A l'avers : PROVINCIE. FORCALQVERII. AC PEDEMONTIS : COMITISSE.
Au revers : + I0HA. DEI GRA: REGIA. IRL ET : SICIL. DVCATVS : APVL : PNCIPAT' : CAPVE :
Le champ de l'avers est à compartiments fleurdelisés et au lambel de Provence à 4 pendants. Au devant, la Reine est assise sur un banc sans dossier et non soutenu. Le reste, comme au sceau précédent.
Au revers, entouré d'un feuillage, l'écu de Provence-Sicile à trois pendants.
Origine : D'après une empreinte, coulée en cuivre, du sc. en or de cette princesse.

 

Jeanne, Comtesse de Provence


Sceau pour la Sénéchaussée de Provence, An 1377.
Louis Blancard, Iconographie des sceaux et bulles conservés dans la partie antérieure à 1790
des Archives départementales des Bouches-du-Rhône
, pl. 15, n° 3.
Légende entre deux cordons, en majuscules gothiques :
S. REGIVM SENESCALLIE PROVINCIE : ET FORCALQVERII.
Dans le champ, l'écu parti, au 1er, de Provence à 2 pendants, et au 2e, d'Aragon palé de six pièces, soutenu, de chaque côté, par un lion et un griffon assis. Sous l'écu, un dragon volant.
Origine : Ordre par Fouquet d'Agout, sénéchal de la reine Jeanne (1), de mettre G. de Beaufort, vicomte de Turenne, en possession des droits royaux de Villelaure. Aix, 6 octobre 1377.
(1) On a employé ce sceau après la mort de Jeanne. 3 exemplaires pendent à des chartes de 1384, 1417 et 1418.

 

Louis II d'Anjou, Comte de Provence


Sceau de Louis II d'Anjou, An 1379.
Louis Blancard, Iconographie des sceaux et bulles conservés dans la partie antérieure à 1790
des Archives départementales des Bouches-du-Rhône
, pl. 17, n° 2.
Légende en minuscules gothiques et entre deux cordons :
LVDOVICVS. SECVND' DEI GRATIA REX IERVSALEM ET SICILIE, DVCATVS ET PRINCIPATVS CAPVE ANDEGAVIE ET TVRONIE DVX, PROVINCIE ET FORCALQVERII : CENOMANIE : ET PEDEMONTIS COMES.
A l'avers, dans le champ à compartiments alternatifs de France et de Jérusalem, le Roi, revêtu des insignes de la royauté, est assis sous un baldaquin à trois arcs et sur un pliant à dossier. Ses pieds reposent sur deux animaux symboliques, le loup et l'agneau.
Le manteau n'est pas agrafé et le Roi porte l'étole par dessus la tunique.
Le champ du revers est à compartiments, ornés alternativement des lettres L et M, couronnées. Le Prince, sur un cheval au galop, est de profil, tourné à droite. On distingue les armures du ventre, du genou et de la jambe. Le heaume est couronné et surmonté d'une fleur de lis. Le caparaçon et l'écu sont aux armes de Provence-Sicile et de Jérusalem.
Origine : Lettres de protection et de sauvegarde accordées aux Marseillais, à cause de leur fidélité au roi. Marseille, 27 août 1379.

 

Louis Ier d'Anjou, Comte de Provence


Sceau de Louis Ier d'Anjou, An 1384.
Louis Blancard, Iconographie des sceaux et bulles conservés dans la partie antérieure à 1790
des Archives départementales des Bouches-du-Rhône
, pl. 16.
Légende en minuscules gothiques, sur deux rangs, séparés et limités par des grènetis :
S : LVDOVICI : IOHANNNE DEI GRACIA REGINE IHERVSALEM ET SICILIE DVCAT' APVLIE ET PNCIPAT' CAPVE COITISSE- PVINCIE. FORCALQ. ET PEDIM. HEREDIS ET SVCCESSORIS : IN REGNO. ET COMITATIBUS : DVCIS : CALABRIE : ANDEGAVIE : ET TVRONIE COMITIS CENOMANIE.
Dans le champ du sceau, orné de feuillages, le Duc, tourné à droite et de profil, est sur un cheval au galop. L'épée, qu'il tient levée de la main droite, est assujettie au corps par une chaîne. On distingue des parties de cuirasse, surtout les genouillères et les tassettes.
Le heaume est couronné et surmonté d'une fleur de lis. Le caparaçon et l'écu sont partis, au 1er, de Provence-Sicile, et au 2e, d'Anjou. De même est l'écu du C. S., qui se détache sur une double rosace.
Origine : Ordonnance de transférer à Marseille la cour royale d'Aix. Tarente, 8 mars 1384, «sub magno sigillo quo , ante intitulationem nostram Regiam, utebamur. »

 

Louis II d'Anjou, Comte de Provence


Sceau de Louis II d'Anjou, An 1404.
Louis Blancard, Iconographie des sceaux et bulles conservés dans la partie antérieure à 1790
des Archives départementales des Bouches-du-Rhône
, pl. 17, n° 3.
Légende en minuscules gothiques, entre deux cordons :
+ COMES PROVINCIE. FOLCHQRII. GENOMANII ET PEDEM.
Dans le champ, l’écu parti de Jérusalem et de Provence-Sicile et au dessus une tête d'ange ailée.
Origine : Licence accordée au Maréchal du pape Benoît XIII, en résidence à Marseille, de juger lui-même les sujets pontificaux de sa suite. Pas de mention de lieu. 13 avril 1404.

 

Yolande, Comtesse de Provence


Sceau de Yolande, An 1423.
Louis Blancard, Iconographie des sceaux et bulles conservés dans la partie antérieure à 1790
des Archives départementales des Bouches-du-Rhône
, pl. 18, n° 3.
Légende entre doubles cordons, en minuscules gothiques :
+ S : YOLAND : REGIME : IERLM : SICILIE DVCISSE : ANDEGAVIE : COMITISSE : PVINCIE : ET : FORCALQVERII : CENOMANIE : ET : PEDEMONTIS.
Dans le champ, un écu parti de Provence-Sicile, au lambel à trois pendants, et d'Aragon, à quatre pals. Il est supporté par deux anges vêtus, nimbés et volant au dessus de montagnes. Il est appuyé sur une tête barbue, et timbré d'une couronne que tient un troisième ange.
Origine : Autorisation accordée à la cité de Marseille d'imposer, sur les marchands venant de l'étranger, un droit égal à celui payé dans leurs pays par les navires marseillais. - Tarascon , 5 juin 1423.

 

Louis III d'Anjou, Comte de Provence


Sceau de Louis III d'Anjou, An 1431.
Louis Blancard, Iconographie des sceaux et bulles conservés dans la partie antérieure à 1790
des Archives départementales des Bouches-du-Rhône
, pl. 19.
Légende en minuscules gothiques, entre deux doubles cordons :
LVDOVICUS : TERCIVS : REX : IERLM : ET SICILIE : DVCATVS : APVLIE :
ANDEGAVIE : DVX : PROVINCIE : FORCALQVERII : ET : CENOMANIE : ET : PEDEMONTIS : COMES.

La description du sceau précédent s'applique à celui-ci, à cela près, qu'à l'avers, l'étole a disparu et le manteau est fixé sur la poitrine par une agrafe ornée d'une croix qui, comme celle du globe, est à deux traverses ; au revers, le champ est à compartiments répétés, aux armes de France et de Jérusalem et à l'L couronné. Sous le cheval, on a figuré la mer.
Origine : Prohibition d'exporter des grains de Provence, soit par eau, soit par terre. Rossano en Calabre, 20 déc. 1431.

 

René, Comte de Provence


Sceau de René d'Anjou, An 1439.
Louis Blancard, Iconographie des sceaux et bulles conservés dans la partie antérieure à 1790
des Archives départementales des Bouches-du-Rhône
, pl. 21.
Légende en majuscules gothiques, entre doubles cordons :
+ RENATVS. DEI GRATIA. HVNGARIE. IERVSALEM. ET SICILIE. REX. ANDEGAVIE. BARRI. ET. LOTHARINGIE.
+ DVX MARCHIO PONTIS. PROVINCIE. FORCALQVERII. CENOMANIE. AC. PEDIMONTIS. COMES.
A l'avers, le Roi couronné, est assis, de face, au devant d'une tenture semée de fleurs de lis, sur un trône orné de lions. Il est revêtu des insignes de majesté et tient, de la main droite, le sceptre fleurdelisé, de la gauche, le globe crucigère. De chaque côté du Roi, deux écus couronnés, celui à sa dextre, tel que le sceau n°39, l’autre à la croix à deux traverses, plantée sur un mont. Sous ses pieds, un loup et un agneau.
Au revers, le Prince est de profil à droite, sur un cheval au galop. Il est armé de toutes pièces. Son heaume est couronné et surmonté d'une fleur de lis. Un manteau flotte sur sa cuirasse. Il tient de la main droite l'épée levée, de la gauche, l'écu.
Le caparaçon antérieur du cheval est fleurdelisé comme le champ du sceau ; sur la croupe, il est armorié comme l'écu de la dextre du Roi.
Origine : Confirmation de la donation faite à L. de Beaumont, par Louis III, en 1429, d'un hôtel sis à Aix, nommé La Couronne. - Naples, 13 avril 1439.

 

René, Comte de Provence


Sceau de René d'Anjou, An 1465.
Louis Blancard, Iconographie des sceaux et bulles conservés dans la partie antérieure à 1790
des Archives départementales des Bouches-du-Rhône
, pl. 20 n° 2.
Légende entre doubles cordons, en minuscules gothiques :
+ S RENATI : PRIMI : IHRLM : ET SICILIE : DVCIS ANDEGAVIE : ET : BARRI : COMITIS PVINCIE : FORC : ET PEDEMONTIS.
Dans le champ, l'écu couronné et accosté de deux rameaux écotés, est divisé en cinq quartiers, comme celui du sceau précédent.
Origine : Notification par J. Cosse, sénéchal de Provence, aux officiers de ce pays, de la cession faite par le roi Louis XI, à René, des droits de ce dernier sur le Gapençois, contre la propriété de la terre de la Valdoule. - Aix, 26 juillet 1465.

 

René, Comte de Provence


Sceau de René d'Anjou, An 1472.
Louis Blancard, Iconographie des sceaux et bulles conservés dans la partie antérieure à 1790
des Archives départementales des Bouches-du-Rhône
, pl. 20 n° 1.
Légende en capitales romaines, (l'A, l'E et le G sont gothiques), entre deux cordons :
RENATVS : IHERVSALEM : SICILIE : ARRAGONVM : VALENCIE : ETC REX ANDEGAVIE T BAR
DVX BARCHE PROVINCIE T F COMES.
(Andegavie et Barri Dux, Barchinone, Provincie et Forcalquerii Comes.)
Le champ de l'avers est divisé en cinq quartiers, qui sont : le premier, de Hongrie, fascé de 8 pièces ; le deuxième, de Sicile, à 3 pendants ; le troisième, de Jérusalem ; le quatrième, d'Anjou ; le cinquième, de Bar, et sur le tout, Aragon à 5 pals.
Au revers, un heaume de face, grillé, couronné, à la fleur de lis pour cimier et à deux lambrequins, en forme d'ailes, et accosté de deux IR (Jérusalem). De la couronne pend, derrière le casque, le manteau royal fleurdelisé. Entre les ailes, la croix de Lorraine.
Origine : Amnistie générale accordée le 2 janvier 1471 aux Marseillais, à la suite de l'enquête sur les troubles religieux de la Cadière (Var), et confirmation de leurs privilèges. Vidimus dressé à Marseille, 6 avril 1472.

 

Bibliographie

Louis Blancard, Iconographie des sceaux et bulles des archives départementales des Bouches–du–Rhône, Marseille : Archives départementales, 1860. [En ligne sur Google Books: Volume 1 : description des sceaux. Volume 2 : Atlas.]

Louis Blancard, Iconographie des sceaux et bulles des archives départementales des Bouches–du–Rhône, Marseille : Archives départementales, 1860. [En ligne sur Google Books: Autre édition.]