Jacquerie de Forcalquier, 1851

« À Forcalquier, l'horloger Escoffier prend le commandement de l'insurrection. A Manosque, le mem­bre du conseil général du canton, le citoyen Buisson, se met à la tête des bandes.
» C'est par Forcalquier qu'on commence. La ville est sans troupes et hors d'état de se défendre ; deux mille insurgés s'en emparent et se rangent en bataille devant la sous-préfecture. On somme le sous-préfet, M. Paillard, de se constituer prisonnier; il résiste énergiquement et proteste contre les violences qu'on veut exercer sur le représentant du gouvernement. Il donne courageusement, et à haute voix, aux quelques gendarmes qui l'entourent, l'ordre de résister; mais il est immédiatement saisi; cent fusils sont braqués sur lui et on le somme encore de se rendre. »


Source : Article 1851 vu par un Bonapartiste sur Basses-Alpes.fr.

 

Au droit, circulaire inférieur: JACQUERIE DE 1851
Dans le champ sur quatre lignes: FORCALQUIER / PAILLARD Sous Préfet. / PAULMIER Substitut. / défenseurs de l'ordre.
Au revers dans le champ sur huit lignes: ESCOFFIER horloger / DEBOUT avocat / NOËL-PASCAL instituteur / chefs des jacques. / leurs noms sont écrits / en caractères sanglans / et indélébiles sur les / murs de la ville.
Grènetis sur les deux faces.
Graveur : Anonyme
Étain, 62 mm. (collection particulière)

 

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